Le paysage horticole français traverse une période de mutations structurelles profondes, marquée par une tension croissante sur le marché du travail. Alors que les entreprises horticoles du territoire ont de nombreuses offres d’emploi à pourvoir, le CNPH-Piverdière peine à recruter des candidats. Cette situation, observée au cœur de la première région horticole de France à La Ménitré, soulève des questions fondamentales sur l'attractivité des métiers verts et l'adéquation entre les besoins des entreprises et le vivier de candidats disponibles.

Un paradoxe structurel dans le bassin de La Ménitré
C’est un paradoxe qu’on a du mal à s’expliquer. Stéphane Salmon, directeur du CNPH-Piverdière, affiche son incompréhension : « Aujourd’hui, on a sur le territoire des entreprises horticoles qui ont de nombreux postes à pourvoir. » Cette déclaration, faite à La Ménitré le 18 novembre 2024, illustre une fracture entre la réalité économique du terrain et la dynamique de formation. Stéphane Salmon, directeur du CNPH-Piverdière, est ici accompagné de Priscilla Mathé, chargée de recrutement et d’orientation pour les formations horticoles, pour tenter de pallier ce déficit de main-d’œuvre qui menace la pérennité des exploitations.
Quelques chiffres illustrent la situation. En 2024, sur un échantillon d’une quinzaine d’entreprises locales, le centre de formation a reçu une centaine d’offres d’emploi d’ouvrier de production horticole et autant d’offres d’emploi de préparateur de commandes, ainsi que quinze offres d’emploi en CDI pour des chefs de culture. Sur la même période, il a formé seulement vingt personnes pour ces postes, soit à peine 10 %. C’est clairement insuffisant. Ce déséquilibre entre une demande soutenue et une offre de formation qui peine à trouver ses publics est le cœur du défi actuel.
L'expertise et le rôle du CNPH-Piverdière
Le CNPH-Piverdière est un centre de formation professionnelle situé au cœur de la première région horticole de France à La Ménitré. Notre engagement envers la qualité est attesté par notre certification QUALIOPI. CNPH-Piverdière propose des formations professionnelles en continu et en alternance pour répondre aux besoins spécifiques des apprenants et des entreprises. Notre offre de formations est spécialement conçue pour répondre aux besoins des individus souhaitant se reconvertir dans le secteur de l’horticulture et de la fleuristerie.
De plus, chaque candidat bénéficie d’un accompagnement personnalisé de la part d’un conseiller en orientation et en recrutement, afin de préparer sa transition professionnelle en utilisant le dispositif le plus adapté, que ce soit un contrat en alternance, un Projet de Transition Professionnelle, le Mon Compte Personnel de Formation, ou le financement individuel. La formation continue est essentielle pour le développement de votre entreprise et l’évolution des compétences de vos collaborateurs. Au CNPH-Piverdière, nous proposons une gamme variée de formations en production végétale, réglementaire, conduite d’engins, pilotage stratégique et management.
CNPH-Piverdière est un CFA privé hors contrat situé à La Ménitré, fondé en 1968. CNPH-Piverdière propose plusieurs diplômes et formations, notamment le titre professionnel ouvrier de production horticole, le CAP fleuriste, le BP responsable de productions légumières, fruitières, florales et de pépinières, le BP fleuriste, ainsi que la formation de Visual Merchandiser. Pour intégrer CNPH-Piverdière, les candidats doivent passer par une procédure d'admission en première année pour toutes les formations proposées. Choisir CNPH-Piverdière, c'est opter pour un établissement avec plus de 50 ans d'expérience dans l'enseignement des métiers verts. La majorité des formations proposées par CNPH-Piverdière sont accessibles en alternance, permettant aux étudiants de combiner théorie en classe et pratique en entreprise. Les diplômés de CNPH-Piverdière peuvent accéder à une variété de métiers dans les secteurs de l'horticulture, de la floriculture, et du visual merchandising. Pour contacter CNPH-Piverdière, vous pouvez vous rendre à l'adresse suivante : 43 rue du Roi René, 49250, La Ménitré.

État des lieux de la production horticole en France
Selon les derniers chiffres publiés par la filière, la production horticole ornementale représente moins d’1% du nombre total d’exploitations agricole en France. Ce sont plus de 2936 entreprises de production du secteur marchand ayant la production horticole ornementale comme activité principale. L’activité génère 1,4 milliard d’euros de chiffres d’affaires. Ce chiffre d’affaires englobe les ventes de végétaux d’ornement, de plants fruitiers et de plants forestiers, dont 15% réalisés en négoce (achat-revente de végétaux en l’état). De plus, en fin d’année 2019, 2 926 horticulteurs et pépiniéristes étaient en activité en France métropolitaine (hors Corse).
La baisse du nombre de structures de production se poursuit à un rythme régulier. La région Auvergne-Rhône Alpes détient le plus d’entreprises horticoles et pépinières alors que c’est en région Pays de la Loire que l’on trouve le plus de salariés en nombre d’ETP. Deux tiers des entreprises de l’horticulture ornementale sont employeuses de main d’œuvre. Seulement 10% des entreprises emploient plus de 10 salariés. Ce tissu économique, composé majoritairement de petites structures, rend le besoin de main-d'œuvre qualifiée d'autant plus critique lors des pics d'activité saisonniers.
Dynamique des marchés et enjeux climatiques
La filière de la production horticole doit sans cesse évoluer pour faire face à la tension des marchés. Ainsi, elle trouve des alternatives de production comme l’adaptation des productions pour répondre aux enjeux du changement climatique. Afin d’anticiper les attentes des clients, la filière requiert plus de créativité en produisant de nouvelles espèces végétales. La zone d’influence géographique des producteurs français évolue lentement. Cependant, elle reste orientée sur les marchés locaux et régionaux. Ces 2 zones de chalandise représente les deux tiers des ventes de végétaux en valeur.
En France, 40% des végétaux d’ornement achetés (hors fleurs coupées) proviennent de la production française. La France importe essentiellement en provenance des Pays-Bas. Quant aux achats des végétaux d’extérieurs, 61% sont cultivés en France. Par ailleurs, les exportations françaises représentent 68 millions d’euros en 2020. L’essentiel des échanges se fait dans un cadre intra-européens. En 2020, les échanges avec l’Union Européenne à 27 représente 95% de la valeur des importations et 62% de la valeur des exportations françaises. Les Pays-Bas sont, de loin, le principal pays fournisseur avec 63% de la valeur totale. Cette dépendance aux importations européennes et la nécessité d'adapter les techniques de culture face aux aléas climatiques imposent une montée en compétences constante des équipes, justifiant ainsi l'importance cruciale de centres comme le CNPH-Piverdière pour maintenir la compétitivité du secteur national.
