Le Noisetier : Entre Ancienneté Botanique, Vertus Mystiques et Bienfaits Modernes

Chatons de noisetier au printemps

Le noisetier, connu scientifiquement sous le nom de Corylus avellana L., 1753, est une espèce d'arbre feuillu dont l'existence remonte à l'ère secondaire, une rareté parmi les espèces ayant survécu jusqu'à nos jours. Communément appelé coudre, coudrette, coudrier, ou avelinier, il est désigné par divers noms à travers le monde : "common hazel" en anglais, "Hasel" en allemand, "avellano" en espagnol, "nocciolo commune" en italien, et "gewone hazelaar" en hollandais. L'étymologie du mot « Noisetier » provient de « noisette », elle-même dérivée de « noix », du latin nucis. Le terme latin « Corylus » signifie « casque », une référence à la forme des bractées membraneuses et frangées, appelées cupules, qui entourent la noisette.

Caractéristiques Botaniques et Écologiques du Noisetier

D'un point de vue botanique, le noisetier se présente comme un arbrisseau touffu de 2 à 6 mètres de hauteur, composé de multiples troncs fins et droits qui rejettent d'un même rhizome. Plus rarement, il peut atteindre la taille d'un arbre au houppier arrondi de 10 à 12 mètres. Cette espèce diploïde (2n = 2x = 22 ; génome de 378 Mb), est très rustique et appartient à la famille des Bétulacées, au même titre que le bouleau. Il est typique des sous-bois, des clairières et des lisières des forêts de feuillus ou mixtes, ainsi que des haies et des ravins. Le noisetier drageonne à proximité immédiate de la souche et peut vivre entre 30 et 90 ans.

Ses racines sont en symbiose avec divers champignons, incluant la célèbre truffe noire (Tuber melanosporum Vitt.), ouvrant même la possibilité de culture truffière. Ses jeunes rameaux sont flexibles et pubescents, et son écorce est lisse, brillante, légèrement ridée et couverte de lenticelles brunes qui s'éclaircissent avec l'âge. Ses feuilles caduques, grandes (6-12 cm), sont alternes, cordiformes ou ovales, presque rondes, fortement nervurées, doublement dentées et se terminent par une courte pointe. Elles sont pubescentes sur le revers ainsi que leur pétiole, qui est assez court.

Le noisetier est une espèce monoïque, ce qui signifie qu'il porte des fleurs mâles et des fleurs femelles séparées sur le même individu. Les deux types de fleurs apparaissent avant la feuillaison, qui a lieu en mai. Les fleurs mâles, appelées chatons, fleurissent très tôt, entre janvier et mars, sous forme de longs chatons jaunâtres, cylindriques, pendants, sessiles, et fasciculés par 2 à 5. Cela fait du noisetier une espèce mellifère très précoce, les chatons étant une des premières sources de nourriture pour les abeilles au sortir de l'hiver lorsque la température s'élève suffisamment pour qu'elles puissent quitter la ruche. Les fleurs femelles, plus discrètes, apparaissent quelques semaines plus tard, de 1 à 5 dans un bourgeon écailleux, au début de la libération du pollen. Cette particularité rend une pollinisation essentiellement croisée nécessaire pour l'espèce. Les fleurs femelles portent deux longs styles rouges et un ovaire à deux loges uniovulées. Le noisetier sauvage entre en pleine production dès l'âge de 8 à 12 ans.

Son fruit, la noisette, est un akène ovoïde (1 à 2 cm de long), apiculé, avec un péricarpe ligneux. Initialement jaune-vert, il devient brun clair à maturité. La noisette est l'une des formes botaniques de la lune, comme le souligne Gubernatis dans la mythologie des plantes, une signature lunaire qui pourrait expliquer certaines croyances anciennes.

Distribution et Histoire du Noisetier en Europe

Carte de distribution européenne du noisetier

Lors de la dernière période glaciaire, le noisetier sauvage aurait trouvé refuge en Europe du Sud, notamment dans le sud-ouest de la France et en Italie, et potentiellement dans les Balkans. Au début de l'Holocène, il s'est propagé à partir de ces zones-refuges pour coloniser son aire actuelle en Europe et en Asie Mineure, puis en Afrique septentrionale. Son feuillage, par son alcalinité, a contribué à l'amélioration des sols et à la réinstallation progressive de feuillus plus grands tels que le chêne et le hêtre. Il fut également largement planté dans les haies au Moyen-Âge.

La distribution du noisetier s'étend des plaines côtières jusqu'à 1800 mètres d'altitude, bien qu'il soit plus fréquent en dessous de 1000 mètres. Au nord, résistant à des températures de -20°C, voire moins, il pousse jusqu'au 63ème degré de latitude et à l'est jusqu'à l'Oural. Résistant au vent et peu exigeant, il s'adapte aussi bien au plein soleil qu'à la mi-ombre. Les écureuils et autres petits rongeurs forestiers, ainsi que certains oiseaux, contribuent à sa diffusion naturelle en créant des caches de noisettes pour l'hiver, dont ils oublient certaines.

L'utilisation humaine du noisetier remonte au Paléolithique en Europe centrale et occidentale. À cette époque, avec la faine du hêtre et le gland du chêne, la noisette était le seul fruit sec de ces régions capable d'être stocké durant l'hiver. Des noisetiers ont été cultivés en Chine il y a 5000 ans, probablement des "cousins" de l'espèce européenne. Il est prouvé que des noisettes sauvages de noisetier européen étaient échangées au moins régionalement il y a plus de 4000 ans.

La culture et la domestication de l'espèce, il y a plus de 2000 ans, se sont probablement développées de manière indépendante dans l'ouest de la Méditerranée, des Balkans à la Caspienne. Une étude utilisant des marqueurs SSR des chloroplastes des noisetiers européens et asiatiques suggère une diffusion post-glaciaire spontanée de l'arbre vers le reste de l'Europe à l'est, à l'exception de l'Italie et des Balkans. Des travaux génétiques sur des cultivars espagnols, italiens, turcs et iraniens révèlent une augmentation de la diversité de l'espèce de l'Espagne à l'ouest vers l'est en passant par l'Italie, la Turquie, puis l'Iran, ce qui suggère un autre flux de gènes de l'est vers l'ouest, les cultivars turcs formant un groupe isolé.

Ces résultats indiquent que la culture du noisetier n'a pas été introduite du bassin méditerranéen oriental vers le sud de l'Italie et l'Espagne par les Grecs, ni même plus tard par les Arabes. Ils suggèrent plutôt que la Campanie, dans le sud de l'Italie, fut le centre initial de domestication des cultivars romains et de leur diffusion vers l'Espagne par la Catalogne vers 150 av. J.-C., et dans une moindre mesure vers l'Asie Mineure à partir de 130 av. J.-C. Les cultivars de Turquie et d'Iran semblent être restés indépendants, ce qui suggère une seconde domestication antique, voire deux, dans cette vaste région.

Ultérieurement, des variétés fruitières ou ornementales modernes, incluant des hybrides interspécifiques, ont été sélectionnées (notamment dans la Willamette Valley, sous l'impulsion de l'Oregon State University aux USA) et diffusées mondialement depuis le XXe siècle. En plantations, le noisetier est souvent cultivé en forme libre, mais rarement en tige. Il est fortement recommandé de mélanger des plants de plusieurs variétés différentes pour améliorer la fructification. La taille d'entretien n'est pas nécessaire. Il est possible d'éliminer les ramifications de la base pour lui donner un aspect de cépée arborescente, ou de couper les plus vieilles branches pour renouveler le houppier et le limiter. Pour éviter les rejets de souche, on peut le greffer au collet sur le noisetier de Byzance (Corylus colurna), une espèce de plus grande taille qui ne drageonne pas.

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Le Noisetier dans les Traditions et Croyances Anciennes

Nos ancêtres celtes et gaulois utilisaient des éclisses de son bois léger et relativement souple (moins que l'osier) en vannerie pour fabriquer des paniers ou des hottes capables de porter des objets lourds et pour le cerclage des tonneaux. Un couteau de poche à lame un peu forte suffit pour lever les éclisses de noisetier. Pour cela, il faut sectionner un rejet droit, sans ramification, d'un diamètre au pied de 1 à 3 cm. Il convient d'entailler transversalement le bois encore vert à 20 cm du pied du brin, la profondeur de l'entaille correspondant à l'épaisseur souhaitée pour l'éclisse. Ensuite, il faut prendre le brin avec une main de chaque côté de l'entaille et exercer une pression sur le genou, puis incurver légèrement l'entaille.

Toutefois, pour les Celtes, le noisetier était avant tout un arbre magique, lié au pouvoir spirituel, à l'eau et à la lune. Il représentait, par ses fruits, la sagesse concentrée et était l'emblème et le gardien de la connaissance issue des sciences et du savoir druidique. La croyance voulait qu'en mangeant simplement des noisettes, on gagne en réflexion et en connaissance, ainsi qu'en pouvoirs magiques. Le noisetier était également réputé pour sa vertu de protéger et purifier les sources et les puits, auprès desquels il était souvent planté.

Les druides utilisaient des baguettes de noisetier, seules capables de transmettre une énergie pure, dans leurs pratiques divinatoires. Elles servaient à écarter les serpents, à s'attirer des bénéfices, et surtout à chercher de l'eau. Pour cette dernière application, mais aussi pour découvrir des veines d'or ou d'autres minerais, ou de l'énergie tellurique, ils utilisaient une baguette en forme de Y, tenue des deux mains par la fourche, une pratique toujours en usage chez les sourciers. En Auvergne, la tradition veut que le sourcier coupe les jeunes branches à la Saint-Jean, le 24 juin, avec un couteau neuf. Les muscles du sourcier réagiraient aux variations du champ magnétique terrestre lorsque celui-ci passe à l'aplomb d'un filon aquifère, ce qui se manifeste par la fourche du noisetier qui se « tord » alors. Le bois de noisetier était enfin employé comme support de l'écriture sacrée ogamique et représentait la justice. Les druides rendaient la justice une baguette de noisetier à la main, car elle est droite et sans nœud.

Le noisetier est le bois de prédilection des sourciers. Une baguette en noisetier augmenterait la connexion au champ électromagnétique produit par le déplacement de l'eau souterraine, cette réceptivité étant plus marquée que chez d'autres espèces. C'est l'un des rares arbres à avoir conservé sa réputation « magique ». L'utilisation du coudrier à des fins divinatoires remonte à plus de 4000 ans. Le caducée d'Hermès ou de Mercure est en noisetier : il représente deux serpents entrelacés, symbolisant les deux courants existant dans la nature, l'un ascendant et l'autre descendant, autour de l'axe du monde. La science du caducée enseigne la nécessité d'établir un lien constant entre le ciel et la terre, entre le monde intérieur psychique et le monde extérieur physique, afin de permettre à une pensée de se concrétiser dans le monde matériel. Une bonne répartition et une circulation harmonieuse de ces deux courants dans le corps sont considérées comme essentielles à la santé et à l'accomplissement.

Avec ses touffes buissonnantes qui produisent année après année de multiples rejets, le noisetier représentait également un symbole de fécondité et de prospérité. La noisette, qui mettait des mois à grandir et à mûrir bien protégée par sa coque, évoquait par analogie la gestation dans le ventre d'une mère. D'où la pratique, qui se perpétue dans certaines régions de Bretagne, de placer lors des mariages une corbeille de noisettes près du lit nuptial afin de favoriser la conception d'enfants. L'abondance des noisettes certaines années est un signe de prospérité. La noisette, bien à l'abri dans sa coque ligneuse, est un monde clos tel l'enfant dans le ventre de sa mère.

Soulignons enfin que les noisettes, utilisées un peu comme des sifflets, ont souvent été dans les campagnes un instrument de musique des bergers d'autant plus apprécié qu'il ne coûtait rien, et ce, bien avant que Piotr Illich Tchaïkovski compose son merveilleux ballet-féérie « Casse-noisette » en 1891-1892. En Bretagne, une belle croyance rapporte que pendant la nuit de Noël, dans chaque buisson de noisetier, une branche se change en or.

Propriétés Thérapeutiques et Usages Modernes du Noisetier

Produits à base de noisettes

Aujourd'hui, la Turquie est le premier producteur mondial de noisettes, avec 420 000 tonnes en 2018, suivie par l'Italie et les USA. Le noisetier et ses fruits continuent d'être valorisés pour leurs multiples bienfaits.

En pharmacopée, l'essence qui se dégage du bois de noisetier, souvent portée en bracelet, est réputée particulièrement efficace pour soulager les maux liés à un taux d'acidité élevé : acnés, eczéma, psoriasis, ulcères buccaux, brûlures d'estomac, arthrite, asthme, maux de tête, migraines, constipation et autres. Elle est également connue pour diminuer les aigreurs d'estomac chez la femme enceinte.

Les feuilles et l'écorce du noisetier sont utilisées pour leurs actions sur les troubles de l'insuffisance veineuse (varices, phlébites, œdèmes des membres inférieurs, etc.). Elles sont également cicatrisantes, d'où leur utilisation en externe sur les dermatoses, plaies, ulcères variqueux, hémorroïdes, etc. L'écorce, comme beaucoup d'autres, est fébrifuge et dépurative. En phytothérapie, les feuilles en infusion ont une action veinotonique et anti-œdémateuse utile dans les cas d’insuffisance veineuse, varices, phlébites, ulcères variqueux et hémorroïdes. Les feuilles sont habituellement récoltées en juin, avant l’apparition des bourgeons floraux. Elles peuvent être utilisées en infusion (20 g de feuilles pour un litre d'eau chaude ou 25 g macérées plusieurs heures dans l'eau froide) ou en décoction (30 g de feuilles par litre d'eau, bouillies pendant 10 minutes).

Les inflorescences mâles, récoltées en février, sont préparées en décoction (50 g par litre d'eau) et possèdent des propriétés diaphorétiques (augmentent la transpiration) et amaigrissantes. Certains passionnés proposent même des recettes originales comme les chatons au chocolat ou les chatons poêlés au maroilles.

D'un point de vue nutritionnel, la noisette décortiquée, consommée crue ou en confiserie et pâtisserie, est riche en oligo-éléments (calcium, phosphore, fer, cuivre, magnésium, manganèse, zinc, etc.) et en vitamines (A, B1, B5, B6, B9, C, E), sauf en cas d'allergie. Les noisettes figurent parmi les fruits oléagineux les plus riches en huile, à hauteur de 50 à 60%, bien plus que l'amande ou la noix. Cette huile contient une très grande proportion d'acides gras insaturés (87 à 92%), dont une partie importante d'oméga 9, tandis que les acides gras saturés représentent une portion congrue (7 à 10%). Elle contient également de la vitamine A et de la vitamine D. Cette huile jaune ambré possède un goût exceptionnellement fin et est très digeste. Reconnue comme anti-lithiasique, elle possède des propriétés circulatoires. Les noisettes peuvent être consommées lors des deux premiers repas de la journée, nature ou en purée. C'est un aliment très riche en vitamines, oméga 3, fer, magnésium, phosphore, fibres, etc.

En usage externe, des frictions sur la peau peuvent être réalisées à l'aide de l'huile de noisettes. L'huile de noisettes est une base réputée en aromathérapie et en massages. Elle est nourrissante et adoucissante et pénètre très bien la peau. L'écorce des rameaux en décoction est cicatrisante et apaisante (appliquée en compresses). La gemmothérapie utilise les bourgeons du noisetier, qui sont préparés en macérât en les faisant macérer frais au printemps dans un mélange eau/alcool/glycérine. Ce macérât constitue un remède polyvalent qui amplifie l'action d'autres plantes ou bourgeons.

Bracelets en bois de noisetier et pierres

Les recherches sur le noisetier à long bec, un arbrisseau indigène au Québec, ont confirmé les observations ancestrales : les extraits de noisetier sont riches en polyphénols, connus pour leurs effets antioxydants, anti-inflammatoires et antibactériens. Les colliers et bracelets fabriqués avec des ramilles de noisetiers possèdent ces mêmes propriétés. Les Amérindiens fabriquaient déjà des colliers avec des fragments de tiges de noisetier, qui, portés autour du cou, soulageaient les douleurs dentaires.

Les bijoux en bois de noisetier sont aujourd'hui commercialisés pour leurs vertus thérapeutiques. Pour être encore plus efficaces, ils sont souvent agrémentés de pierres semi-précieuses. Par exemple, l'améthyste, ajoutée à ces bijoux, est un décontractant musculaire pour la nuque et les épaules sur le plan physique, et favorise le calme mental, apaisant les personnes sujettes au stress, à la sur-pensée ou à la dépression. Mentalement, elle apporte la confiance en soi et favorise la communication en évitant les conflits.

Le bois de noisetier et l'aromathérapie peuvent également être combinés. Pour cela, des perles de pierre de lave sont utilisées, sur lesquelles on peut appliquer des huiles essentielles. L'huile essentielle de lavande fine est un anti-stress qui apaise les tensions et calme la nervosité. L'huile essentielle de lavande aspic, avec son odeur agréable, stabilise les émotions et aide à se relaxer. Pour des bijoux en noisetier encore plus esthétiques, certaines créations intègrent des perles en verre de Murano ou Swarowski, dont les couleurs sont souvent envoûtantes.

Pour des raisons thérapeutiques, les bijoux en noisetier doivent être portés le plus souvent possible, de jour comme de nuit. Il est préférable de les retirer pour se laver, aller à la piscine ou utiliser des produits ménagers qui pourraient entrer en contact avec eux. La durée d'efficacité d'un bijou en noisetier varie en fonction du corps de l'utilisateur. En moyenne, il dure entre 4 et 8 mois. La couleur intérieure du bois indique quand il est usé et doit être remplacé.

Équilibre Acido-Basique et Noisette

Il existe différentes façons de considérer les bienfaits d'un nutriment. L'analyse des composants du noisetier et de son fruit permet d'identifier des principes actifs distincts et leurs propriétés curatives. Une autre méthode, plus globale, évalue l'action acidifiante ou basifiante d'un aliment sur l'équilibre du corps.

L'équilibre acido-basique de notre corps est essentiel à la santé. Un déséquilibre peut entraîner une acidose, qui provoque de nombreux désagréments : caries, gingivites, aphtes, brûlures d'estomac, reflux gastriques, ulcères, mais aussi des problèmes de peau comme l'eczéma. Une nourriture riche en minéraux alcalinisants aide à neutraliser l'acidité. La noisette est un aliment alcalinisant, bien que son alcalinité soit très faible. Néanmoins, remplacer une pâte à tartiner très riche en sucre par un pot de noisettes concassées peut radicalement rééquilibrer la ration alimentaire.

Le noisetier est un arbuste généreux à double titre. D'abord, il est au service des essences « nobles ». Par l'alcalinité de ses feuilles, il contribue à l'amélioration des sols et permet la réinstallation progressive des forêts de feuillus (chêne, hêtre, charme…). C'est ainsi qu'en Europe, après les dernières glaciations, le noisetier a pris une très grande extension, prenant le relais de l'aulne. Ensuite, très tôt, il a constitué pour l'homme du Paléolithique un fruit sauvage oléagineux d'une remarquable valeur alimentaire. Le noisetier est un arbre très généreux par le rôle important qu'il joue dans les écosystèmes en attirant de nombreux auxiliaires (prédateurs de parasites et ravageurs) et en servant de rempart contre le vent. La flexibilité se retrouve dans l'adaptabilité du noisetier aux conditions environnementales. Quand il fait sec, il ramène ses branches contre son tronc pour conserver l'humidité et les écarte quand il fait humide.

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