L'agriculture moderne, qu'elle soit pratiquée à grande échelle dans le secteur de l'élevage porcin ou à une échelle plus intime au sein d'un potager, repose sur une compréhension fine des cycles de la matière organique et des flux de nutriments. L'objectif est de concilier performance technique, rentabilité économique et respect des équilibres biologiques du sol.

Le raclage en V dans l'élevage porcin : performance et gestion du phosphore
Sur une porcherie de 1 000 places d’engraissement, le coût du raclage en V, amortissement et fonctionnement compris, est légèrement plus faible que celui d’une centrifugeuse, au kilo de phosphore exporté. Pour réduire la pression en phosphore sur le plan d’épandage, les éleveurs choisissent souvent d’équiper leurs nouveaux bâtiments d’un racleur qui permet, comme la centrifugeuse, d’exporter les parties solides. Une simulation, présentée aux Journées de la recherche porcine, a été réalisée sur une porcherie de 1 000 places d’engraissement. « La production moyenne annuelle de compost exporté estimée est de 160 tonnes soit 4 243 kilos de phosphore », indique Aurore Loussouarn, de la Chambre d’agriculture de Bretagne.
Analyse comparative des coûts et des systèmes
Un bâtiment neuf équipé d’un système de raclage en « V » engendre un surcoût de 150 € par place par rapport à un bâtiment sur lisier stocké en préfosse ou de 50 € par rapport à une porcherie avec ventilation centralisée et lavage d’air. « Il faut également intégrer le coût du hangar à compost et l’achat d’un outil pour son retournement (aération) ». Le coût de fonctionnement (tout compris) s’élève à 2 935 € par an soit 69 centimes par kilo de phosphore exporté (déduction faite de la vente du compost et de l’économie d’épandage).
En parallèle, le coût de la centrifugation a été calculé. « C’est la seule technique de séparation de phase qui puisse être aussi efficace que le raclage en “V” (90 % de taux de capture) ». Les investissements nécessaires comprennent le matériel de séparation de phases, l’automate, un brasseur, une préfosse, un hangar de compostage, le matériel d’aération et les sondes de températures. Les coûts de fonctionnement correspondent au traitement du lisier d’un bâtiment de 1 000 places (128 tonnes de compost exporté soit 4 300 kilos de phosphore).
Suivi technique et impacts environnementaux
En place depuis 2006, le système de raclage en V a fait l’objet d’évaluations quasi-continues. Au cours du temps, la séparation de phase reste performante. La fraction solide (37 % de la masse des déjections) concentre 58 % de l’azote, 88 % du phosphore et 48 % du potassium excrétés. Le comptage des toux et éternuements ne permet pas de distinguer le bâtiment avec raclage en V par rapport au bâtiment avec stockage du lisier. En revanche, la notation des poumons à l’abattoir est favorable au système de raclage. L’amélioration des performances zootechniques, constatée lors de la mise en route du bâtiment, se confirme dans le temps (- 0,2 pts d’IC et + 70 g/j de GMQ). Les émissions d’ammoniac sont réduites d’au moins 40 % par rapport aux salles conduites sur lisier stocké.
L’équipement donne toujours satisfaction. Les racleurs n’ont pas été remplacés depuis la mise en route. Seuls les câbles en inox ont dû être changés. Le coût pour le raclage est de 18,20 €/m3 de lisier traité contre 19,40 €/m3 pour la centrifugeuse. Malgré un coût d’investissement plus élevé, le surcoût global est plus faible pour le raclage en V, grâce à un coût de fonctionnement plus faible. « La centrifugeuse permet en revanche de réaliser des économies d’échelle et est adaptée au traitement de fortes quantités de lisier », précise Aurore Loussouarn.
La maternité des cochons, portrait de Cynthia Guichoux, technicienne en élevage porcin
La technique du raclage n’est applicable que lors de la construction d’un bâtiment neuf. « Le raclage apporte des avantages sur le plan zootechnique. Une amélioration des performances, en lien avec l’amélioration de l’ambiance dans les salles, peut être observée ». Leur chiffrage économique permettrait une approche plus fine de l’évaluation de ce système. La modalité permettant de mieux conserver l'azote est celle qui intègre la méthanisation des effluents produits (filière «Métha »). Cette filière entraîne également une réduction de 25% des émissions de NH3 si l'ouvrage de stockage du digestat est couvert et de 73% des émissions de gaz à effet de serre, par rapport à la filière « Raclage » habituellement mise en oeuvre en élevage (stockage des urines et compostage des fèces).
La pratique du paillage au potager : fondements et réalités biologiques
Le paillage au potager est une pratique très répandue, notamment avec l’essor de la permaculture qui prône un sol sous couverture permanente de végétaux. Seulement nous verrons que le paillage au potager n’est pas non plus miraculeux. Il faudra savoir le rôle des différentes matières apportées, leurs impacts sur les mécanismes de fertilité et l’importance aussi du sol de départ. Trop souvent mis de côté, un sol de cailloux et de brique d’argile n’aura pas du tout la même capacité à bonifier un paillage qu’un sol de belle terre noire, bien meuble.
Le rôle de la vie du sol et de la protection physique
Dans une approche biologique du potager, tout passe par la vie du sol. C’est elle qui décompose, minéralise, rend accessible les minéraux pour nos cultures. C’est elle qui crée de l’humus, qui travaille mieux que quelconque engin mécanique. Vers de terre, cloportes, collemboles, carabes, lithobies… peut-être que ces noms vous parlent peu, mais ils sont bel et bien les acteurs d’un sol vivant. Cela au travers de paillages divers et variés. Exactement comme le jardinier qui s’ennuierait de se nourrir que de compote. Quelle joie de varier les repas, d’avoir du costaud au menu ! Alors en avant pour amener feuilles, foins, pailles, tontes, broyats, résidus de repas, directement en surface de notre sol. Les vers de terre, en premier lieu, vont se nourrir de ces apports et sous quelques mois, libérer de la richesse minérale dans le sol.
Autre rôle essentiel d’un paillage pour le sol de votre potager, le côté protecteur. Une épaisse couche d’au moins dix centimètres va mettre à l’abri la terre des intempéries, des trop fortes chaleurs. Elle va préserver l’humidité si essentielle au bon fonctionnement de la vie. Là aussi le parallèle est vite trouvé avec le jardinier qui mettra un chapeau s’il fait trop chaud, qui prendra un parapluie s’il fait forte averse. Sous cet épais paillage, le sol est protégé ! Un paillage au potager jouera les mêmes rôles avec une protection des rayons du soleil et une évaporation drastiquement réduite. Pratique en périodes de canicule, voire de sécheresse au potager. L’effet du vent sera considérablement atténué. Quand on sait qu’il consomme parfois trois fois plus d’eau que le soleil, vous imaginez les gains d’arrosages. On lit souvent qu’un bon binage vaut deux arrosages. Concernant la pluie, c’est le phénomène de battance qui est évité. En tombant, pour ne pas dire, en se fracassant sur le sol, les fortes pluies cassent et fragmentent les agrégats qui ont mis tant de temps à se former.
Température et gestion de l'enherbement
Pour les températures, là aussi le paillage jouera un rôle de régulateur. Seul inconvénient, le sol mettra parfois plus de temps à se réchauffer au printemps. C’est pourquoi d’ailleurs bien des jardiniers dépaillent leur sol à cette période pour laisser le sol exposé au soleil. Au potager d’Olivier : En région méditerranéenne, les étés sont un véritable enfer quand on jardine avec une approche biologique. Il faut maintenir le sol humide alors que la pluie est rare, le soleil trop violent, le vent trop présent. Le paillage est une solution essentielle complétée avec de l’ombrage et de l’arrosage. Au printemps, pour semer plus facilement, réchauffer le sol, éviter les ravageurs, les parcelles sont dépaillées lorsqu’elles sont mises en culture. Quel casse-tête et quelle énergie à contenir les herbes indésirables dans nos potagers. Certes, on pourra user de binette, serfouette, taille-bordure parfois pour les plus gros travaux et gérer cet enherbement. Mais sur ce point aussi, le paillage aura son mot à dire ! Avec une bonne et grosse épaisseur, le sol sera occulté de la lumière. Et sans lumière, pas de germination. Seule règle, être généreux avec les quantités parce qu’un paillage de juste cinq à dix centimètres ne suffira pas. La lumière se fraiera un chemin et les herbes elles aussi trouveront de quoi se faufiler pour traverser le paillage.

Interactions entre travail du sol et apport de matière organique
On prête souvent au paillage une non-utilité à travailler son sol. D’apporter de la nourriture et une protection pour la vie biologique, c’est elle qui va « bosser » à notre place. En effet si vous partez d’une terre idéale (appelée aussi terre franche, alliage de sable, limon, argile, humus), l’activité biologique sera si intense que les paillages seront incorporés, bonifiés, humifiés, minéralisés, sans nul besoin d’intervention humaine. En quelques semaines, quelques mois, votre sol aura une structure améliorée, alliage de décomposition de matières organiques et de terre.
Adaptation aux contraintes des sols difficiles
Seulement, avoir une terre franche n’est pas donné à tout jardinier. Souvent vous aurez un sol trop argileux, trop sec, rempli de cailloux. Vous le constaterez vite en mettant un coup de fourche ou de grelinette. Il vous faudra vous y reprendre à plusieurs fois pour arriver à remonter une motte. En observant celle-ci, aucun vers de terre ou autres macroorganismes, aucune porosité. Juste un sol compact, dur, asphyxié, comme mort. Mon sol sableux/limoneux est parfait pour valoriser les paillages. On voit au fil des années, la matière organique qui rentre dans les premiers centimètres de sol. Mais j’ai remarqué que l’effet est beaucoup plus marqué sitôt que j’incorpore la matière organique mécaniquement dans le sol. Comment réagir ? Dans ce contexte, les paillages déposés en surface auront bien du mal à régénérer cette terre inerte. Ils se feront minéraliser par les bactéries en surface, finiront par se volatiliser sans grandement apporter de la richesse à votre sol.
Par chance, si vous déposez une forte épaisseur de paillages diversifiés, la vie biologique pourra s’installer au cœur de ce paillage et en faire un compost intéressant pour les premiers centimètres. Mais celui-ci risque aussi de disparaître faute d’être incorporé. Alors dans ce contexte, vous y gagnerez à d’abord travailler mécaniquement votre sol pour y enlever les plus grosses pierres, cailloux. Aussi pour y ajouter des matières déjà prédigérées faute d’avoir un sol vivant, comme des composts jeunes en tout genre, composts de fumiers, composts végétaux. Pour cette planche de culture : 5 cm de compost de déchetterie, puis du broyat légèrement décomposé, et enfin une grosse épaisseur de consoude broyée. Le tout est mélangé au croc, et bien arrosé. Au potager d’Olivier : Le seul paillage ne suffit pas à améliorer mon sol terriblement argileux. Ce sol, c’est ce que l’on appelle une terre de vigne. De la caillasse, du béton l’été tellement l’argile se rétracte. Combien de remorques de paillages j’ai vu défiler sans jamais voir une amélioration notable. Alors j’aide parfois mon sol à incorporer des composts. Au passage j’y enlève de nombreux cailloux. J’utilise le croc, la grelinette, le râteau en voulant depuis toujours me passer d’engins à pétrole.
Diversité des paillages et gestion de l'équilibre carbone/azote
Nous le verrons, chaque paillage se fera engloutir plus ou moins rapidement. Les matières les plus humides étant bien plus éphémères (tontes, résidu de cuisines, foin…) que les matières sèches, dures, ligneuses (pailles, carton, bois, broyat…). L’idéal est d’apporter une diversité équilibrée d’humide et de sec. Et s’il devait y avoir un excès, qu’il soit surtout réalisé avec des paillages secs. Cependant, évitez de raisonner en excès avec des paillages humides. Vous risquez d’avoir une couche asphyxiée qui se putréfie, qui chauffe en température. Pas top quand des cultures sont déjà en place… La diversité est toujours plus intéressante.
Caractérisation des apports carbonés
Les paillages n’auront pas du tout le même impact sur votre sol selon leur constitution. Plus un paillage est carboné, solide, dur, ligneux avec une texture qu’on ressent à pleine main, plus il mettra du temps à se décomposer et plus il améliorera la structure et la texture votre sol. Sa forte constitution en carbone va lui donner la capacité d’apporter de la matière organique stable, de l’humus, réservoir de richesse pour nos cultures. La paille, le foin, pour exemple, sont grandement plébiscités dans les techniques de maraîchage sur sol vivant. Dans un même temps, un paillage carboné aura un rôle durable et protecteur pour le sol en le mettant à l’abri durant des mois. À contrario, ces paillages seront peu utiles pour nourrir nos cultures à court terme. Ils sont trop complexes pour être assimilables rapidement. Ces paillages sont particulièrement appréciés par les petits fruits comme les fraisiers ou les framboisiers qui aiment les sols forestiers, riches en champignons. Autre utilité, ils vont équilibrer des paillages plus humides. Rien de mieux que mélanger tonte (humide) et paille (sec) pour avoir un paillage équilibré. Enfin, ces paillages sont utiles pour solliciter fortement la vie du sol qui aura fort à faire pour décomposer de telles molécules carbonées. Cette vie va chercher à se démultiplier, à proliférer pour décomposer par exemple un apport de broyats, de tailles de haies. On parle d’ailleurs de faim d’azote à court terme. La vie biologique va tellement devoir se démultiplier qu’elle va puiser dans les réserves d’azote du sol pour ensuite en libérer bien plus encore. Alors attention à ne pas apporter trop de paillages carbonés juste avant de planter vos cultures.
Caractérisation des apports azotés et humides
Au contraire, les paillages les plus humides auront une plus faible proportion de carbone, des molécules moins complexes. On pense à la tonte, aux restes de cultures, aux restes de repas. Ces paillages sont très éphémères, libèreront rapidement de la richesse pour nos cultures, mais n’auront qu’un rôle très peu améliorant à long terme pour le sol. Ils manquent de structure, de consistance. À l’inverse des paillages carbonés, les paillages sans trop de structures, humides, n’auront aucun impact sur la fertilité physique de votre sol. Ils vont rapidement se minéraliser avec pour avantage de libérer des minéraux à court terme. Mais vous n’obtiendrez aucun humus ou compost en les utilisant seuls. Il vous faudra les mélanger avec des paillages plus secs. C’est le principe du fumier pour lequel on mélange déjections des animaux avec une litière de paille ou de sciure, de copeaux de bois. Cela dit, à court terme, ces paillages vont permettre aux bactéries de se multiplier énormément. Les colloïdes (sortent de gelée) qu’elles sécrètent vont lier les particules de terre entres elles, et vous aurez une meilleure texture de sol sur les premiers centimètres. Ce n’est pas très durable, mais l’effet sera souvent visible. Une technique très efficace : déposez tous vos déchets de cuisine sur le sol, et recouvrez avec un paillage plus carboné, du foin par exemple. Le sol est plus meuble quelques mois plus tard. Mais vous attirez aussi plus de ravageurs, c’est à vous de voir selon votre façon de jardiner.
Gestion des risques et compromis dans la pratique
Il serait démagogique de parler de paillage sans parler des inconvénients qu’il peut générer. Pailler son sol, c’est abriter la biodiversité, la démultiplier, mais c’est aussi attirer une biodiversité que l’on ne souhaiterait pas vraiment dans nos potagers. Les rongeurs, campagnols, rats taupiers et plus encore les limaces viendront s’installer dans votre hôtel quatre étoiles ! Et combien de jardiniers au printemps émettent des S.O.S tellement la situation est problématique. Une attaque de limaces peut vous ravager bien des semis ou des jeunes plants. Alors, soyez prévoyants, semez et plantez en surplus pour nourrir autant les ravageurs que votre famille. Ou sinon usez de techniques de régulation, pièges, parfois même des granulés qui restent une méthode biologique (ceux à base de fer !). Vraiment nous insistons, mais en optant pour une philosophie de non-travail du sol, vous ne dérangerez en rien les œufs des limaces qui vont proliférer à grande vitesse. Et très rapidement, cela peut réduire à néant les espoirs de récoltes. Même si des prédateurs arrivent au bout d’un moment, ce n’est pas toujours magique.
Logistique et nuances stratégiques
Autre problématique, pailler son potager demande bien de l’énergie, du temps, du travail, des volumes, de la logistique. Ces paillages sont très peu concentrés en minéraux essentiels et plutôt qu’une poignée d’engrais, c’est une brouette de paillage qu’il faut au mètre carré pour espérer enrichir votre sol. Alors, surtout n’hésitez pas à nuancer votre pratique du paillage si vous êtes freiné par un manque de temps, de moyens disponibles ou un ravageur trop présent. L’important reste de semer, de jardiner, de planter, de produire tout en s’appliquant des pratiques biologiques. L’être humain a la formidable capacité de raisonner autrement que par un simple mode binaire, oui ou non, zéro ou un. Vous pouvez mettre une nuance de tous les instants dans votre approche du paillage au potager. Par exemple, dépailler des parcelles pour des itinéraires de cultures qui partiront du semis en pleine terre. Nous pensons aux petits pois, aux carottes, mangetouts, épinards… C’est tellement plus pratique de semer sur sol nu. Vous pourrez aussi nuancer en dépaillant selon la saisonnalité, au printemps et à l’automne quand l’humidité est fort présente, autant que les ravageurs… Et au contraire, mettre tout le monde sous abri en plein été ! Enfin, on peut dépailler pour réchauffer son sol au printemps. Sur les deux photos ci-dessous, on peut voir une différence de 2 degrés le matin, entre sol paillé et dépaillé (photos prises à 30 cm de distance). Parfois, la différence est plus importante. Cet abaissement de la température est intéressant en été, mais pas au printemps ! N’attendez plus pour démarrer votre propre potager.

Très couramment utilisée, elle offre un paillage durable sur au moins toute une saison au potager. Son rapport carbone/azote est très élevé et de nombreuses études montrent qu’elle consomme quatre grammes d’azote au m² pour que les organismes du sol la décomposent. C’est autant que de nombreuses cultures ! Néanmoins, à plus long terme, c’est l’effet inverse et de l’azote qui se rend disponible dans le sol une fois la paille décomposée. Nous en parlions dans notre article sur la faim d’azote. Avec un rapport carbone/azote équilibré, il semble l’apport parfait comme paillage. D’ailleurs il est à l’origine d’une méthode de jardinage appelée la phénoculture, crée par Didier Helmestetter. Cette technique consiste à simplement pailler son sol d’une épaisse couche de foin et ne rien faire d’autre ! Pas de compost, pas d’engrais, pas de travail du sol. On nuancera tout de même l’efficacité de cette méthode à la nécessité d’un sol de départ actif biologiquement, humide, et prendre garde aussi à la présence de ravageurs. Sur la photo, nous utilisons le foin pour faire un boudin de mulch, afin de prévenir l’invasion des herbes indésirables. Très pratique ! Ressource gratuite sitôt que l’on a du terrain herbeux ou un voisin qui en possède un. Son rapport carbone/azote assez bas en fait une ressource à équilibrer avec un paillage plus sec si on le peut. Elle est un excellent paillage « fertilisant ». Vous pouvez déposer jusqu’à un bac de tonte au mètre carré, pour nourrir vos cultures et protéger votre sol. En couche trop épaisse, elle a tendance à faire une croûte : c’est que vous en avez trop mis.