
Les aleurodes, souvent appelées "mouches blanches", sont de minuscules insectes qui peuvent semer la confusion et l'inquiétude chez les jardiniers. Cependant, leur présence dans un compost est un phénomène qui mérite d'être éclairci, car elle est souvent mal interprétée. En effet, il est crucial de comprendre que ces ravageurs s'attaquent principalement aux végétaux vivants et ne constituent généralement pas une menace directe pour un compost en décomposition. Cet article propose d'explorer ce qu'est l'aleurode, de la distinguer des autres petits insectes volants présents dans le compost, et d'offrir des conseils pour une gestion optimale de votre matière organique.
Qu'est-ce qu'un Aleurode ? Une Fiche d'Identité Détaillée
Avant de vouloir l'éliminer, prenons le temps de présenter l'aleurode. Aussi appelé « mouche blanche », ce petit insecte blanc est à classer dans la catégorie des hémiptères qui regroupe notamment les pucerons, les cochenilles ou encore les punaises. Des insectes généralement indésirables dans tout bon jardin qui se respecte. Les aleurodes sont minuscules, mesurant entre 1 et 3 mm de long à taille adulte. Il est facile de reconnaître les aleurodes. À l'intérieur, dès qu'on bouge une plante ou une feuille, une nuée de petites mouches blanches s'envole à 40 cm, pour se reposer sur les plantes 5 secondes plus tard. Les adultes ressemblent à de minuscules papillons ou moucherons blancs qui s’envolent dès que l’on touche la plante. Les aleurodes possèdent deux paires d’ailes blanches poudrées. Au repos, ils tiennent leurs ailes en toit au-dessus du corps. Leur corps est jaune pâle et leurs ailes blanches. Pendant tout son cycle de vie qui n’excède pas un mois et demi, cette mouche blanche pondra au revers des feuilles jusqu’à 500 œufs.

Les Différentes Espèces d'Aleurodes
Plusieurs espèces d'aleurodes peuvent être rencontrées, chacune ayant des préférences et des caractéristiques distinctes :
- L’aleurode des serres (Trialeurodes vaporariorum) : Cet aleurode représente le principal ravageur des cultures maraîchères sous abri. Un aleurode de cette espèce mesure environ 1,5 mm et privilégie les tomates, concombres, poivrons et aubergines. Originaire d'Amérique centrale, l'aleurode des serres se plaît dans un environnement chaud. Cette espèce ne craint pas le froid puisqu'elle ne reste pas confinée dans les serres. Il est nommée ainsi puisqu'il a été dans un premier temps repéré au sein de champs de tabac en Grèce. Cette espèce s'en prend aux agrumes mais pas que !
- L’aleurode du tabac (Bemisia tabaci) : Elle se distingue par sa taille plus petite, environ 1 à 2 mm de longueur, et ses ailes portées verticalement au repos. Cette espèce résiste mieux aux températures élevées et s’adapte à de nombreuses plantes hôtes. Les femelles adultes pondent leurs œufs sur la face inférieure des feuilles, préférant les zones à forte densité de feuilles jeunes et tendres. Chaque femelle peut pondre entre 100 et 300 œufs au cours de sa vie. Les œufs éclosent et donnent des nymphes qui passent par quatre stades avant de devenir adultes. Les nymphes s'attachent aux feuilles et se nourrissent de la sève des plantes, injectant de la salive toxique qui endommage les tissus végétaux. Les adultes émergent des pupes et commencent à se reproduire rapidement, surtout dans des conditions chaudes et humides. Bemisia tabaci a une capacité de reproduction élevée et un taux de développement rapide, lui permettant de s'établir et de proliférer rapidement dans les cultures.
- L’aleurode du chou (Aleyrodes proletella) : Au jardin, c'est surtout l'aleurode du chou que l'on rencontre. Cette espèce présente quatre taches sombres caractéristiques sur les ailes. Elle résiste au froid et colonise principalement les crucifères en plein champ.
Le Cycle de Vie et les Conditions de Développement
Les œufs d’aleurodes, déposés en cercles sous les feuilles, éclosent après quelques jours selon la température. Les larves passent par quatre stades de développement, seul le premier étant mobile. Les larves des aleurodes sont visibles sous les feuilles. Elles sont immobiles, de forme ovale et très aplaties contre la surface des feuilles. Les larves et nymphes, immobiles, ressemblent à de petits points jaunâtres ou translucides fixés sur le limbe. Le développement complet d’un œuf à l’adulte varie de 20 jours à 27°C à 38 jours à 17°C sur tomates. Dans les meilleures conditions (température environ 25°C), le cycle de développement des aleurodes est d’une vingtaine de jours. Ainsi, de nombreuses générations se succèdent au cours de l’année et entraînent des pullulations rapides de ces insectes. Cette rapidité de reproduction explique pourquoi les populations d’aleurodes explosent rapidement dans de bonnes conditions. Les adultes survivent à l’hiver si la température reste supérieure à 6°C, ce qui favorise leur installation permanente dans les serres chauffées. En climat doux, elles peuvent persister en extérieur sur certaines plantes persistantes ou sous abri léger. Les aleurodes survivent à l’hiver si les températures restent supérieures à 6°C. Dans les régions froides, ils se réfugient dans les serres, vérandas et habitations. La culture sous serre et les fortes chaleurs sont les principales causes de l’invasion de l’aleurode sur les plantes. Elles apprécient les climats chauds que l’on trouve sous serres ou abris. On peut aussi les observer en été en extérieur.
Lutter contre les aleurodes (mouches blanches) - Pharmacie des plantes
Les Dégâts Causés par les Aleurodes et les Symptômes d'Infestation
Non proportionnels à leur taille, les dégâts qu'ils causent sont eux, colossaux. Très gourmandes, les mouches blanches s'attaquent infatigablement aux végétaux que vous cultivez : pommes de terre, tomates, haricots, agrumes… Sans oublier vos plantes d'intérieur ainsi que vos fleurs (fuchsias, chélidoine). Au jardin, les mouches blanches plébiscitent un large spectre de plantes, incluant les azalées, les rhododendrons, le chèvrefeuille, et des légumes comme le chou. L’aleurode, que l’on appelle aussi mouche blanche, est un minuscule insecte suceur de sève que l’on peut trouver sur de très nombreuses plantes : hibiscus, géranium, chélidoine, fuchsia, mais aussi certains légumes du potager comme la tomate, les choux, les aubergines ou les concombres. Les aleurodes vivent en colonies, principalement sur la face inférieure des feuilles. En s'attaquant inlassablement à nos cultures, les aleurodes peuvent leur transmettre certains phytovirus, comprenez par là un virus s'attaquant aux organismes végétaux.
Symptômes Visibles sur les Plantes
Les premiers signes d’infestation se manifestent par des nuages de petites mouches blanches qui s’envolent au moindre contact avec la plante. Les mouches adultes et les nymphes excrètent un miellat collant à la surface des feuilles, sur les fruits et sur les tiges, ce qui peut entraîner l’apparition de fumagine. Si vous observez certaines parties attaquées, coupez-les et brûlez-les. Les aleurodes viennent piquer et sucer la sève des feuilles des tomates. Ils sécrètent alors du miellat, notamment sur les fruits, porte d'entrée pour la fumagine, une maladie cryptogamique. Le miellat excrété par ces insectes piqueurs et suceurs forme un dépôt collant sur les feuilles et les fruits. Ce substrat favorise le développement de la fumagine, un champignon noir qui recouvre progressivement les surfaces végétales. Les plantes d’intérieur affectées par les aleurodes montrent des signes de flétrissement, de jaunissement et de chute prématurée des feuilles. Les tomates infestées par les aleurodes voient leur croissance ralentir et leur production diminuer.
Conséquences sur les Cultures
Les dégâts sont liés à l’importance de la population. La production de miellat liée aux aleurodes rend les plantes ainsi que les fruits collants. De plus, de la fumagine peut s’installer sur le miellat et empêcher la lumière de parvenir à la surface des feuilles. Des retards de murissement ont été observés sur des courges ou des tomates. Certaines aleurodes peuvent transmettre des virus aux plantes (tomates, salades), ces dégâts indirects peuvent être très préjudiciables. Si l’infestation n’est pas jugulée, en revanche, attendez-vous à des conséquences plus sévères. Après s’être nourries de sève, les aleurodes excrètent une substance collante et mielleuse, le miellat, qui tombe sur les feuilles du dessous. Celles-ci peuvent alors développer une pourriture noire, la fumagine, plutôt inesthétique et qui affaiblit les plantes.
Les Aleurodes dans le Compost : Une Fausse Alerte ?
Une question fréquemment posée est la présence d'aleurodes dans le compost. Cependant, il y a souvent une confusion avec d'autres petits insectes volants. Les aleurodes se nourrissent de la sève des végétaux VIVANTS, dans le compost, les végétaux sont morts. Cela doit être des drosophiles ou mouches du terreau. Effectivement, si ça ressemble à des moucherons noirs ou gris, il y a de fortes chances que ce soit des mouches du terreau.
Distinction entre Aleurodes et Autres Petits Insectes de Compost

Les mouches et moucherons sont attirées par certains déchets et y pondent leurs œufs. Les œufs éclosent et hop un nuage de bêtes volantes se forme, pas dangereuses mais un peu gênantes ! Ces petites mouches noires ou grises sont généralement des drosophiles (mouches du vinaigre) ou des sciarides (mouches du terreau), qui sont attirées par les matières organiques en décomposition et l'humidité. Elles sont inoffensives pour l'homme et ne nuisent pas au processus de compostage.
Signification de leur Présence dans le Compost
La présence de ces petits insectes volants dans le compost est souvent le signe d'un déséquilibre. Un déséquilibre entre matières sèches et humides peut entraîner une prolifération. Un compost très humide et sentant fort, restant en blocs, indique un manque d'aération et un excès de matières humides. Cela crée un environnement idéal pour la ponte des mouches et moucherons.
Gérer son Compost pour Éviter les Proliférations d'Insectes
Pour un compost sain et efficace, il est essentiel de respecter certaines règles.
Mesures Préventives
Tout commence en cuisine :
- Stockez vos déchets dans un petit contenant équipé d’un couvercle (pas plus de 10 litres).
- Déposez régulièrement vos déchets dans le composteur (pas de stockage dépassant 4 jours).
Dans le composteur :
- Respectez bien l’équilibre du mélange : 50% des déchets humides (épluchures, fonds d’assiettes) + 50% de déchets secs (feuilles mortes, broyat de branches, boites à œuf et journaux déchiquetés en petits morceaux). Si vous ne mettez que de la tonte de pelouse dans votre compost c'est normal qu'il sente très fort et qu'il ne se décompose pas correctement. D'ailleurs, il est conseillé d'en mettre très peu. Il est préférable d'entasser le plus gros de la tonte à part dans un endroit assez éloigné de la maison et de l'étaler pour que ça ne sente pas trop mauvais. Faites votre compost avec les déchets biodégradables de votre cuisine, les feuilles que vous ramassez en automne (sauf platane et noyer!!), les mauvaises herbes que vous arrachez dans la mesure où il n'y a pas de racines ni de graines, des petits branchages.
- Enfouissez plus profondément dans le compost le gras de la viande, les peaux de poisson et croûtes de fromage.
- Recouvrez le tas de matière sèche.
- Pensez à le remuer de temps en temps pour éviter qu'il ne se compacte trop. Un compost doit monter en température pour détruire les germes et pour réaliser un compost il faut intercaler des matières fines et des matières grossières (comme des petites branches ou du BRF) des matières sèches et des matières humides.
Concernant l'aération, si les côtés du compost sont fermés par des planches empêchant une aération, cela pose un problème. Il faut aérer en ne joignant pas vos planches mais en laissant l'air passer entre elles. Retirer les planches latérales pour permettre à l'air de circuler est une bonne initiative.
Mesures Correctives en Cas de Prolifération
En cas de grosse prolifération :
- Ajoutez une bonne dose de produits secs (feuilles mortes, broyat de branches, boites à œuf et journaux déchiquetés en petits morceaux) pour réguler l’humidité.
- Le compost peut également être structuré en deux parties : l'une pour le fumier actuel et l'autre pour le compost en suivant les conseils d'équilibre et en le remuant de temps en temps.
L'utilisation d'activateur de compost est souvent remise en question. L'activateur de compost que vous épandez sur vos tontes de gazon est du sulfate d'ammoniaque: Un engrais azoté puissant. Vous concentrez l'azote par votre action d'épandage d'activateur de compost. Lorsque vous épandez ce compost trop riche en azote, l'azote agit comme un désherbant. Ce que vous réalisez avec votre tas de tonte de gazon n'a rien à voir avec un compost. C'est un tas de fumier. Il n'est nul besoin d'utiliser un activateur de compost.

Utilisation du Compost Mûr
Un compost pas encore totalement mûr peut brûler les jeunes feuilles des plantes. Il y a donc un risque réel à utiliser un compost pas encore totalement mûr. Lorsque vous utilisez ce compost trop riche en azote, l'azote agit comme un désherbant. Les éléments qui ne sont pas décomposés après 2 ans ne le seront sans doute jamais! Il arrive de trouver des éléments résistants dans le compost qu'il suffit d'enlever à la main. Les coquilles d'œufs sont minérales et ne se décomposent pas sous l'effet des vers et bactéries; brisées menu elles s'incorporent au sol pour lui apporter des minéraux assimilables par les légumes ou les fleurs du jardin. Il est préférable de laisser volontairement des petits débris non décomposés dans le compost (pas trop gros toutefois), cela permet d’alléger la terre.
Solutions et Traitements Contre les Aleurodes sur les Cultures
Bien que les aleurodes ne soient pas un problème pour le compost en lui-même, il est essentiel de savoir comment les gérer lorsqu'elles infestent les cultures et les plantes.
Méthodes Culturales et Préventives
- Surveillance régulière : Effectuer une surveillance régulière pour détecter la présence d'aleurodes dans les cultures. La surveillance régulière des cultures permet une détection précoce des foyers d’infestation.
- Barrières physiques : Mettre en place des grillages anti-insectes dans les serres et les champs ouverts.
- Aération et humidité : Les aleurodes craignent le froid et l'humidité, n'hésitez pas à aérer la serre et à arroser vos plantes. L’aération des serres et la gestion de l’humidité limitent les conditions favorables au développement des aleurodes. Une ventilation adaptée perturbe le vol des adultes et réduit les zones de stagnation d’air chaud et humide.
- Plantes compagnes : Les tagètes sont les anti-aleurodes par excellence. Les plantes compagnes répulsives renforcent la protection naturelle des cultures sensibles. L’œillet d’Inde, le basilic, l’aneth et la capucine émettent des substances volatiles qui perturbent l’orientation des aleurodes.
- Rotation des cultures : Maintenir une rotation des cultures adéquate pour interrompre le cycle de vie du pathogène.
- Engrais : Évitez l'utilisation excessive d'engrais azotés qui favorisent la croissance des tissus tendres.
- Taille régulière : La taille régulière des plantes améliore la circulation d’air et élimine les parties les plus infestées. Il faut détruire par le feu ou la poubelle tous les déchets de taille pour éviter la propagation des œufs et larves.
- Traitements hivernaux : Le traitement hivernal des agrumes avec les huiles blanches constitue la base de la lutte préventive. Cette intervention élimine les œufs et larves en diapause avant le redémarrage de la végétation.
Lutte Biologique : Les Auxiliaires du Jardin
Favorisez la présence des auxiliaires qui peuvent pondre dans les larves d’aleurodes.
- Insectes parasites (parasitoïdes) : En serres, des insectes parasites les larves d’aleurode. C’est le cas d’Encarsia formosa ou Eretmocerus eremicus, deux petites guêpes disponibles pour les cultures. Encarsia formosa pond ses œufs dans les larves d’aleurodes au troisième stade, les parasitant jusqu’à leur mort. Eretmocerus eremicus et Eretmocerus mundus complètent l’action d’Encarsia en supportant mieux les températures élevées. Eretmocerus est indigène dans le sud de la France. L’introduction précoce d’Encarsia formosa dès l’apparition des premiers adultes permet un contrôle durable. Les tomates sous abri bénéficient de lâchers combinés de parasitoïdes et de prédateurs. Le printemps marque le moment optimal pour l’installation des auxiliaires dans les serres. Les températures douces favorisent l’établissement d’Encarsia formosa et des prédateurs généralistes.
- Prédateurs généralistes : Les prédateurs généralistes renforcent l’action des parasitoïdes. Macrolophus pygmaeus (caliginosus) est une punaise miride qui mange des aleurodes et des acariens. On peut noter qu’elle est indigène dans le sud de la France. Les punaises Macrolophus s’établissent rapidement sur cette culture et maintiennent les populations d’aleurodes à un niveau acceptable. Les acariens prédateurs Amblyseius swirskii et Amblydromalus limonicus se nourrissent activement des œufs et jeunes larves. Coccinelle et chrysope : ces insectes ne se délectent pas seulement de pucerons et de cochenilles, ils apprécient aussi les aleurodes.
- Nématodes : Des nématodes contre les mouches des plantes peuvent être utilisés pour la lutte biologique contre les mouches et les thrips.
Pièges et Solutions Naturelles
- Pièges jaunes : Toujours en serre, suspendez des plaquettes jaunes engluées spéciales aleurodes qui piègent les mouches blanches adultes. À ne pas utiliser dehors car les petits oiseaux s'y collent les ailes et meurent ! Installez des pièges jaunes sur lesquels les insectes viendront s’engluer. Le secouage des feuilles en période ensoleillée favorise leur capture sur les panneaux collants. Le piège jaune : si vous avez assisté l’an dernier à une infestation en règle de votre serre ou de votre véranda, il peut être judicieux de passer au piège collant. Ces plaquettes jaunes (une couleur qui attire les insectes) et enduites d’une substance collante permet de piéger les aleurodes et de limiter leur reproduction. Les pièges jaunes contre les aleurodes exploitent l’attraction naturelle de ces insectes pour cette couleur. Il suffit d’installer des plaques engluées jaunes à hauteur de végétation, à raison d’une plaque pour 10 m² en serre. Les bandes engluées de 5 mètres sur 30 cm conviennent mieux aux grandes surfaces et aux tunnels. Il faut renouveler la colle tous les 6 mois pour maintenir l’efficacité de capture. Cette protection physique empêche la colonisation par les adultes volants tout en préservant la ventilation nécessaire aux plantes.
- Savon noir : Si vous souhaitez traiter naturellement contre les aleurodes une plante peu infestée, pulvérisez une solution de savon noir sur le feuillage. Le savon noir contre les aleurodes représente une solution naturelle accessible à tous les jardiniers. Il convient de diluer 30 ml de savon noir liquide dans un litre d’eau et de pulvériser cette préparation sous les feuilles en fin de journée. Les pulvérisations d’eau savonneuse hebdomadaires suffisent généralement à contenir les populations. Oui, le savon noir dilué est l’un des meilleurs traitements de base. Les traitements au savon noir doivent être renouvelés toutes les semaines en cas de forte infestation.
- Purin d'ortie : En prévention comme en traitement, pulvérisez du purin d'ortie, en insistant bien sur le revers des feuilles. Les purins végétaux offrent une alternative répulsive intéressante. Le purin d’ortie dilué à 10% agit en prévention et traitement léger, tandis que les purins d’ail et de fougère renforcent les défenses naturelles des plantes. Le purin d'ortie est un insecticide, fongicide, acaricide 100 % biologique, curatif et préventif.
- Huiles blanches : Les huiles blanches appliquées en traitement hivernal éliminent les œufs et larves hivernantes sur les agrumes. Ces produits naturels forment un film protecteur qui asphyxie les ravageurs tout en préservant l’environnement. Les agrumes en contenants demandent une surveillance accrue car les aleurodes s’y développent rapidement. Les traitements à l’huile blanche en sortie d’hiver éliminent les formes hivernantes.
- Terre de diatomées : La terre de diatomées est un insecticide naturel contre les insectes, 100% biologique.
- Bicarbonate de potassium : Le bicarbonate de potassium offre une protection naturelle contre les champignons et les maladies.
- Prêle : La prêle est un fongicide 100% écologique.
Solutions Chimiques et Leurs Limites
Évitez d'avoir recours aux insecticides, ils ne font pas la différence entre cet insecte ravageur et les auxiliaires du jardin. Non seulement certaines souches ont développé une résistance aux insecticides, mais ce dernier va aussi éradiquer les prédateurs de l'aleurode. Les insecticides chimiques restent possibles en dernier recours, mais de nombreuses souches d’aleurodes ont développé des résistances. Ces produits détruisent aussi les auxiliaires naturels et appauvrissent la biodiversité du jardin. Pulvérisez un insecticide utilisable en agriculture biologique contre les mouches blanches. Cet insecticide à base de colza pour les plantes potagères ou les plantes à fleurs permet ainsi d’étouffer les adultes, larves et œufs. Il existe des conditionnements plus simples que le pulvérisateur pour vos plantes d’appartement ou vos plantations de véranda. L'insecticide prêt à l'emploi à base de colza pour plantes en intérieur permet un dosage et une application plus précis. En revanche, il ne convient pas à toutes les plantes vertes et fleuries de la maison. Certains produits contiennent des pyréthrines d’origine végétale ou de synthèse (comme la perméthrine). Ils ont prouvé une certaine efficacité, mais doivent être utilisés avec parcimonie, uniquement en extérieur ou en serre bien ventilée, et jamais en excès. Dans tous les cas, isolez les sujets infectés dans une pièce plus fraîche ou à l’écart des autres plantes, car les aleurodes ont besoin de chaleur pour se développer.
Durée de l'Élimination
L’élimination complète demande généralement 6 à 8 semaines avec des méthodes biologiques. Les parasitoïdes ont besoin de 2 à 3 générations pour s’établir et contrôler efficacement les ravageurs. Si malgré plusieurs traitements les aleurodes reviennent sans cesse, il peut être préférable d’éliminer la plante la plus touchée pour protéger les autres.